Jennifer Fretz, ingénieure HES en géomatique, orientation «Génie de l'environnement»

Après le gymnase et un apprentissage accéléré de dessinatrice en génie civil, Jennifer Fretz est devenue ingénieure HES en géomatique, avec une spécialisation en environnement. Aujourd’hui, elle travaille dans un bureau d’ingénieurs et s’occupe principalement de gérer le réseau d’eau potable ou d’assainissement pour les communes et les collectivités publiques.

Jennifer Fretz, ingénieure HES en géomatique, sur le chantier d'une villa

Image: © Rédaction SimplyScience.ch

Quelles études avez-vous faites?
J’ai fait le gymnase en voie diplôme à Lausanne (2003-2006), puis j’ai fait un apprentissage de dessinatrice en génie civil dans un bureau d’ingénieurs à Crissier (2006-2008). J’ai pu le faire en deux ans puisque j’avais fait le gymnase avant. Ensuite, je suis entrée à la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD), à Yverdon. J’ai fait un bachelor en «Géomatique, orientation  Ecotechnologie» (2008-2012, orientation dénommée aujourd’hui Génie de l’environnement).

 

Infobox

Formation

Ingénieur-e HES en géomatique, «Génie de l’environnement»

L’ingénieur-e HES en géomatique mesure le sol à l’aide de différentes techniques pour mettre en valeur les terres et les eaux. Il/ elle utilise des appareils pour prendre des mesures sur le terrain et traite les données à l’aide de l’informatique. Il établit des plans d’aménagement du territoire et des cartes de toutes sortes. Il/ elle surveille la stabilité de certains terrains et ouvrages d’arts comme par exemple des ponts ou des barrages.

Avec une orientation en génie de l’environnement, l’ingénieur-e HES en géomatique s’occupe plus particulièrement de conservation des ressources eau et sol et de gestion des déchets et des polluants.

Perspectives professionnelles

Bureaux techniques de géomatique, bureaux d’ingénieurs conseils, entreprises de construction et génie civil, compagnies d’électricité, sociétés de production et de vente d’équipements géomatiques, services techniques des collectivités publiques (ex : communes), administration publique, enseignement et recherche.

Bachelor
  • 1e année: cours en sciences de base (mathématiques, physique, informatique), sciences du vivant, communication (anglais ou allemand) et techniques professionnelles de base (ex: géologie, dangers naturels, droit, géolocalisation, imagerie).
  • 2e et 3e année: renforcement des cours en sciences de base et techniques professionnelles de base (ex: routes, aménagements hydrauliques, gestion de projets). Cours sur la gestion des déchets, protection des sols, de l’air, de l’eau ou contre le bruit. Ecologie industrielle, évaluation environnementale, planification énergétique.
  • Informations détaillées ici.
Conditions d'admission en première année
  • Admission sans examen: Certificat fédéral de capacité (CFC) en géomatique, télématique, informatique ou de divers métiers de la construction de bâtiments ou d’infrastructures, maturité professionnelle ou diplôme de technicien ES, maturité fédérale avec un raccordement professionnel d’un an (formation professionnelle accélérée, année préparatoire ou stage en entreprise).
Formations apparentées

«Géomatique» (bachelor) à la Haute école d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD), autres orientations possibles:

Pourquoi avez-vous choisi ces études?
J’ai toujours aimé le domaine du bâtiment. A 15 ans je voulais devenir architecte… Puis j’ai découvert d’autres corps de métier principalement pendant le gymnase grâce à des stages. Après mon stage de dessinatrice en génie civil, j’ai su que c’était le métier que je voulais faire. Puis, à la fin de mon apprentissage j’ai voulu me perfectionner. L’écologie et l’environnement étaient des thèmes qui m’intéressaient. J’ai choisi d’orienter mes études dans ce domaine lors de la présentation des filières d’étude à la HEIG-VD.

Qu’est-ce qui vous a plu ou déplu pendant vos études?
La HEIG-VD a la particularité d’avoir des filières avec plusieurs orientations en parallèle. C’est le cas de la géomatique. Pendant tout mon cursus j’ai collaboré avec des futurs ingénieurs géomètres, des ingénieurs civils et mes collègues ingénieurs en environnement. Le fait de travailler en équipe avec des personnes qui n’auront pas exactement le même métier que moi m’a particulièrement plu car ceci amenait toujours des points de vue différents. Dans mon travail, cette collaboration est essentielle, nous avons besoin de tous ces métiers pour mener à bien un projet. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que nous avons fait passablement de travaux pratiques et que les professeurs étaient très souvent des patrons de bureaux d’ingénieurs. Ils nous ont amené le côté «pragmatique» du métier.

Comment s’est passé le passage des études vers la vie professionnelle?
Le passage à la vie active s’est très bien passé puisque pendant mes études nous avons mené des projets «réels» confiés par des professionnels et en respectant des délais toujours très serrés. Ces travaux m’ont vraiment préparé à la vie professionnelle. C’est un peu différent du point de vue relationnel, puisque nos collègues ont des parcours et des âges différents de nous. Ce ne sont plus nos camarades de classe. Il faut donc parfois faire attention à la manière dont on se comporte et dont on parle.

Que faîtes-vous aujourd‘hui? En quoi consiste votre travail?
Je travaille actuellement dans un bureau d’ingénieurs en hydraulique. Mes principaux interlocuteurs sont les communes et les collectivités publiques. Je gère leur réseau d’eau potable et/ ou le réseau d’assainissement (eaux claires/ eaux usées). Cela consiste principalement à mettre à jour le réseau. Je fais des relevés de terrain au GPS en notant différentes informations comme les diamètres et les matériaux des tuyaux et ensuite je mets à jour la base de données et les plans. Puis, régulièrement je les remets à la commune pour qu’il y ait un suivi.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail?
J’apprécie beaucoup la collaboration entre les divers corps de métier mais aussi le fait de pouvoir aller faire des relevés à l’extérieur. Cela me permet de casser un peu le rythme du bureau, de voir et d’échanger avec d’autres personnes (architecte, maçon, ingénieurs géomètre, etc.).

Évaluation moyenne:
  •  
(0 Évaluations)

Qu'en dis-tu?

Cet article n'a pas encore reçu de commentaires.