Clément Levasseur, ingénieur en environnement

Clément Levasseur a suivi une formation en Sciences et ingénierie de l'environnement à l'EPFL. Passionné par les aspects variés de sa future profession, il nous livre ses impressions sur ses études, les difficultés rencontrées et sa vision de l'avenir. Dans un carnet de chercheur, il raconte son travail de master au Vietnam.

Clément Levasseur, étudiant en ingénierie de l'environnement

Image: © Rédaction SimplyScience.ch

Quelles étaient tes motivations pour t’inscrire dans cette section?
Les thématiques de la nature et de l’environnement ont toujours éveillé un grand intérêt en moi. J’ai longuement hésité avec une carrière dans le domaine de la biologie, mais je pense que je me serais lassé rapidement du côté purement académique et orienté vers la recherche. Une carrière dans le domaine de l’ingénierie me convient mieux, elle me permet de toucher à des choses plus concrètes. 

 

Infobox

Formation

Ingénieur-e en environnement (EPFL)

L'ingénieur-e en environnement étudie, prévient, élimine ou atténue les effets nocifs causés aux différents milieux de vie (sol, air, eau). Il/ elle met au point des procédés et des équipements permettant une activité économique ménageant l’environnement. Il/ elle travaille souvent en équipe, sur le terrain ou au bureau, en collaboration avec d’autres professionnels comme des géologues ou des biologistes.

Perspectives professionnelles

Bureaux d'ingénieurs-conseils, bureaux d'études en environnement, administrations fédérale, cantonales ou communales (offices de topographie, de protection de l'environnement, services du cadastre, des améliorations foncières, de l'aménagement du territoire, etc.), services d'environnement des grandes entreprises, laboratoires de technologies environnementales. Mais aussi enseignement, recherche et coopération technique (organisations gouvernementales ou ONG) à l’étranger.

Bachelor
  • 1e année: environ une moitié de physique et mathématiques. Des matières diverses composent l’autre moitié (ex: chimie, géologie, biologie, programmation, enjeux mondiaux, ingénierie de l’environnement).
  • 2e et 3e année: surtout des sciences de l’environnement (chimie environnementale, microbiologie, sciences du sol, physico-chimie de l’atmosphère, etc.) et techniques de l’ingénieur (hydrologie, génie sanitaire, gestion des eaux et des déchets, méthodes quantitatives, etc.). Physique, mathématiques, cours à option, etc. Projet de bachelor.
  • Informations détaillées ici.
Master
  • Environ un tiers du temps consacré aux branches spécifiques à l’orientation du master choisie, un tiers aux cours à option et un tiers au projet de master.
  • Trois orientations possibles: «Chimie et bioprocédés environnementaux», «Ingénierie des eaux, des sols et des écosystèmes», «Monitoring et modélisation de l’environnement».
  • Projet de master dans un laboratoire de recherche ou en partenariat avec une industrie.
  • Informations détaillées ici.
Conditions d'admission en première année
  • Admission sans examen: certificat cantonal ou fédéral de maturité gymnasiale ou diplôme d’une HES.
  • Réussite d’une année préparatoire requise: titulaires d’une maturité professionnelle.
Formations apparentées

La transition du gymnase vers les études supérieures n’a pas été trop brutale?
Si. Le rythme est soutenu à l’EPFL, et la liberté plus grande. Il m’a fallu un an – et un échec en première année – pour m’habituer. Les mathématiques poussées tout au long du bachelor ont été pour moi un défi, mais je suis fier de l’avoir relevé. J'ai également appris à être plus efficace, à mieux gérer mon temps, refusant d'arrêter de faire du sport et de jouer de la musique.

Après plusieurs années passées au sein de cette section, as-tu toujours les mêmes motivations, les mêmes attentes?
Initialement, j’étais plutôt intéressé par les questions de climatologie, d’énergie renouvelable et de gestion des écosystèmes. Ces questions continuent à éveiller mon intérêt, mais au fil de mes études, et grâce à diverses expériences professionnelles, je me suis découvert une passion pour la gestion durable de l’eau, l’agriculture durable et la cartographie du territoire.

Tu viens de parler d’expériences professionnelles. Peux-tu nous en dire plus?
Entre mon bachelor et mon master, j’ai décidé de faire une année de césure pour sortir un peu du cadre académique et théorique et me confronter à la réalité du terrain. Un concours de circonstances a fait que j’ai trouvé un stage dans un projet d’irrigation au Burkina Faso, en Afrique et un autre dans la cartographie et la planification territoriale au Nicaragua, en Amérique Centrale. Ces deux domaines me passionnent et ces deux expériences m’ont permis de véritablement trouver ma voie. Elles m’ont également beaucoup enrichi sur le plan humain.

Comment vois-tu ton avenir professionnel?
Les opportunités sont très nombreuses. Aimant voyager et connaître d’autres cultures, j’aimerais pouvoir travailler dans d’autres projets dans le domaine de l’eau ou de la planification territoriale à travers le monde. Mais je ne pense pas pouvoir vivre de la sorte jusqu’à la retraite, il viendra sûrement un moment où j’aurai envie de m’installer. Le travail au sein d'un cabinet d’ingénieurs ou pour un office public, l’enseignement, ou même le lancement de mon entreprise sont autant de possibilités que j’envisage.

 

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