Clément Coquillat, étudiant de master en géographie, mention «études urbaines»

Ses trois ans de bachelor ont permis à Clément Coquillat de rassembler un large éventail de connaissances liées à cette discipline allant des sciences de la Terre aux sciences de l’environnement naturel et humain. Cette pluridisciplinarité est très certainement la force du géographe.

Un début de parcours hésitant

Sur le terrain avec Clément Coquillat, géographe

Image: © Rédaction SimplyScience.ch

J’ai toujours été plutôt indécis quand il s’agissait de parler du choix de mes études ainsi que de mon avenir professionnel. Pas facile de se décider lorsque l’on a de la facilité dans de nombreux domaines et que les possibilités offertes sont innombrables. Heureusement, notre système éducatif est bien fait. En effet, ces décisions que nous prenons se ramifient au fil des ans et, surtout, sont loin d’être irréversibles. Après ma scolarité obligatoire, j’ai donc tout d’abord choisi un parcours plutôt classique pour un adolescent de 15 ans, à savoir le domaine de la biologie et de la chimie, me prédestinant ainsi à travailler plus tard dans la médecine et les sciences de la vie.

Infobox

Formation

Géographe et urbaniste (UNIL)

Le géographe étudie les relations entre les activités humaines et l’espace géographique ou l’environnement naturel. Il utilise l’informatique pour décrire le territoire et simuler les processus observés pour gérer les ressources du territoire.
L’urbaniste détermine l’affectation du sol (zone agricole, industrielle, habitable, etc.), établit des plans, élabore des projets pour de nouveaux espaces publics (routes, parcs, etc.) ou de nouveaux quartiers dans les villes.

Perspectives professionnelles

Collectivités publiques (communes, cantons, Confédération), bureaux privés de conseil, coopération internationale, hautes écoles (enseignement).

Bachelor
  • 1e année: cours de base en géologie, mathématiques et méthodes quantitatives, cartographie. Aussi une introduction au droit, à l’économie, aux sciences sociales et à l’environnement.
  • 2e et 3e année: renforcement des cours de base et cours de géographie physique, géographie humaine et en méthodes de traitements des données géographiques. Autres cours à option selon l’intérêt.
  • Informations détaillées ici.
Master
  • Master (4 semestres) en géographie, mention «études urbaines»: axé sur l’étude des enjeux environnementaux et l’analyse de projets urbains dans une optique de durabilité. Cours théoriques, travaux pratiques, travail de recherche et rédaction d’un mémoire. Stage professionnel ou/et à l’étranger possible pendant les deux derniers semestres.
  • Autres mentions (orientations) possibles de ce master : «Géomorphologie et aménagement des régions de montagne» ou «Etudes du développement».
  • Informations détaillées ici.
Conditions d'admission en première année
  • Admission sans examen: Certificat cantonal de maturité gymnasiale, certificat de maturité délivré par la Commission suisse de maturité, certificat de maturité professionnelle complété du certificat d'examen complémentaire de la Commission suisse de maturité (passerelle Dubs), bachelor d'une HES ou d’une HEP et certificat cantonal de maturité commerciale gymnasiale.
  • Examen préalable pour les étudiants porteurs d’un autre titre.
Formations apparentées

Faculté des sciences:

  • «Géographie» (bachelor et master) à l’Université de Fribourg.
  • «Systèmes naturels» (bachelor) à l’Université de Neuchâtel.

Faculté des sciences économiques et sociales

  • «Géographie» (bachelor et master) à l’Université de Genève.

Faculté des lettres et sciences humaines:

  • «Géographie» (bachelor et master) à l’Université de Neuchâtel.

Tu peux comparer les formations sur le portail suisse de l’orientation professionnelle.

Découverte d’une «autre géographie» au gymnase

Durant mes années de gymnase, j’ai réalisé que je ne voyais finalement pas mon futur dans ce secteur. Ces deux branches m’ont pourtant toujours intéressé, voire passionné, mais j’ai développé un intérêt bien plus fort pour un des cours à option que j’ai suivi pendant 2 ans: la géographie. Et je ne parle pas de cette géographie rébarbative faisant apprendre par cœur aux étudiants une liste sans fin de cours d’eau, de pays et capitales du monde et autres cantons suisses. Je parle d’une géographie décrivant les caractéristiques physiques externes et internes de notre planète ainsi que les enjeux actuels liés à l’Homme vivant sur cette même planète. Mon choix de parcours universitaire était donc fait.

Un bachelor en géographie pour élargir sa vision du monde

Pendant ces trois ans de bachelor, j’ai pu assister à un nombre plutôt impressionnant de cours. Aux matières plutôt «classiques»,  comme l’étude du cycle de l’eau, la démographie, l’aménagement du territoire, le développement durable et la cartographie, se sont ajoutées des matières complémentaires. Ecologie, géologie, climatologie, statistiques, sciences politiques, économie et droit étaient également au programme. A mon avis, cette pluridisciplinarité des savoirs et des approches est un avantage par rapport à une formation d’ingénieur qui est fortement spécialisée dès le début. L’ensemble de ces connaissances permet d’aborder les problèmes sous tous les angles et avec plus de recul. Certains pourraient certainement trouver ce cursus de bachelor trop varié pour débuter directement dans le monde du travail. Ils n’ont peut-être pas tort: la plupart des connaissances professionnelles sont acquises pendant le master, qui s’appuie sur les bases solides posées pendant le bachelor.

Un avenir dans l’urbanisme

En parlant de master, je viens de débuter le mien en études urbaines. La ville d’aujourd’hui et de demain est donc désormais mon domaine de spécialisation. Outre le fait de former des urbanistes qui s’occuperont plus tard de la construction de quartiers et de l’élaboration de nouveaux espaces publics attrayants, à la manière d’un architecte à plus large échelle, ces études proposent aussi une dimension écologique importante. Les décisions à l’heure actuelle ne peuvent en effet plus être prises sans prendre en compte l’impact de nos villes sur leur environnement. C’est pourquoi je trouve le métier d’urbaniste fascinant, très complet et de plus en plus utile et que cela me motive encore plus à, peut-être un jour, en devenir un.

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