Alice Jakobovits, étudiante en physique

Alice Jakobovits a obtenu une maturité des plus littéraires, en étudiant le latin et le grec ancien. Aujourd'hui elle est pourtant étudiante de deuxième année à l'EPFL. Elle nous parle de ses études de physique et de son choix d'entreprendre des études scientifiques.

Alice Jakobovits, étudiante en physique

Image: © Rédaction SimplyScience.ch

Avez-vous toujours songé à entreprendre des études de physique?
Pas du tout, je n'ai commencé à réellement m’intéresser à la physique qu'à la toute fin du gymnase. J'ai d'ailleurs effectué des études tout à fait littéraires: allemand, latin, grec ancien, etc. Enfant, je disais toujours que plus tard je voudrais être guide dans un jardin botanique. J'étais alors passionnée de plantes, je dévorais les livres de botanique et je m'entraînais à reconnaître les différentes espèces. D'ailleurs, je repense toujours à ce rêve-là avec un sourire au coin de la bouche quand il m'arrive de passer à proximité du jardin botanique à Genève, où j'habite.

Infobox

Formation

Ingénieur-e en physique, physicien-ne (EPFL)

Cherche à comprendre la matière, son organisation et sa transformation.
Mesure et prédit le comportement des composants de la matière à l’aide de modèles et d'expérimentations.
Résout des problèmes techniques concrets et collabore au développement des nouvelles technologies.

Perspectives professionnelles

Recherche dans le domaine des technologies de pointe (ex: sciences des matériaux, microtechnique, biotechnologies, nouvelles énergies), recherche fondamentale, enseignement, gestion de projet, management d’entreprises ou d’institutions, etc. Votre rigueur scientifique plaît aussi aux banques, assurances, sociétés financières et d’informatique.

Bachelor
  • 1e et 2e année: beaucoup de mathématiques et de physique sous forme théorique ou pratique. Egalement des cours d’informatique, électronique, télécommunication, chimie et biologie.
  • 3e année: cours de physique des solides et des matériaux, physique nucléaire, physique quantique, physique statistique, biophysique, astrophysique, etc. Travaux pratiques avancés.
  • Informations détaillées ici.
Master
  • Master en «sciences physiques»: approfondissement des domaines de la physique moderne (75%) et initiation à la recherche (25%) pendant 2 semestres. 3e semestre consacré au projet de master.
  • Master en «génie nucléaire» met l’accent sur les applications de la physique nucléaire au domaine de l’énergie et de la médecine. Master en anglais, sur 4 semestres, répartis à l’EPFL, l’EPFZ et l’Institut Paul Scherrer.
  • Informations détaillées ici.
Conditions d'admission en première année
  • Admission sans examen: certificat cantonal ou fédéral de maturité gymnasiale ou diplôme d’une HES.
  • Réussite d’une année préparatoire requise: titulaires d’une maturité professionnelle.
Formations apparentées

Qu'est-ce qui vous attire alors, dans l'étude de la physique?
En réalité, à l'heure de faire un choix d'orientation universitaire, j'étais passionnée par de nombreux domaines. Entre autres raisons, la physique m’a séduite parce que c'est un domaine très vaste. Elle touche à pratiquement tout ce qui nous entoure et permet de nombreuses spécialisations. J'aime également beaucoup étudier et comprendre les choses jusqu'au bout. Peu de choses m'énervent autant que, par exemple, recevoir une jolie formule sans comprendre sa signification et la relation entre ses composantes. Enfin, la physique a ceci de particulier qu'elle prend le temps de poser les questions les plus fondamentales, comme «qu'est-ce que la matière?» ou «qu'est-ce que le temps?».

Quels sont les cours qui vous plaisent le plus?
Comme je ne suis qu'en deuxième année d’études, je n'ai pas encore eu un si grand nombre de cours... En première année, je me rappelle avoir particulièrement apprécié le cours de mathématiques, ainsi que le cours d'informatique. Mais je me réjouis énormément de participer à des cours plus pratiques cette année. Les travaux pratiques de physique, par exemple, qui nous donneront l'occasion de vraiment «toucher» la physique et de ressentir peut-être un peu le travail de physicien.

Vous semblez très enthousiaste lorsque vous parlez de vos études… Y a-t-il également des aspects qui vous plaisent moins?
Bien sûr, il y a aussi des côtés moins positifs. Je trouve notamment que l'EPFL attend un grand investissement en temps de travail de notre part, et je me sens frustrée de ne pas trouver le temps de développer mes autres centres d'intérêts à côté des études.

Et auriez-vous déjà une idée de ce que vous aimeriez faire dans la vie professionnelle?
Je n'ai pas vraiment d'idée claire de ce que j'aimerais faire plus tard... Je me laisse encore le temps de rêver! Mais je pense que j'aimerais exercer un métier qui me permette d'être créative, d'imaginer des solutions innovantes, d'inventer des choses utiles. Je suis aussi très attirée par les technologies du vivant ou appliquées au domaine médical, par exemple. Et par les neurosciences! C'est tellement incroyable d'imaginer qu'on puisse étudier et peut-être même comprendre l'organe qui nous permet d'étudier.

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