Une semaine de stage chez Nestlé

Pauline Depierre et Floriane Hagon, respectivement étudiantes en biologie et en médecine, ont passé une semaine de stage chez Nestlé, d'abord dans son centre de recherches à Vers-chez-les-Blanc, puis au Nestlé Institute of Health Sciences à l’EPFL. Cette opportunité de stage leur a été donnée par la fondation SimplyScience dans le cadre du 48e concours national organisé par La Science appelle les jeunes.

Pauline et Floriane chez Nestlé
Une chercheuse donne des explications à Floriane Hagon (au milieu) et Pauline Depierre (à droite) dans un laboratoire du Centre de recherche Nestlé à Vers-chez-les-blanc, près de Lausanne. (Image: Bertrand Reuge, CRN)

C’est avec plein de nouvelles informations et de nouvelles connaissances que nous avons terminé cette semaine de stage.

Dans les laboratoires de Nestlé…

Derrière le microscope

Derrière le microscope (Image: Bertrand Reuge)

Nous avons passé les trois premiers jours au Centre de Recherche Nestlé (CRN) à Vers-chez-les-Blanc. Là-bas, nous avons fait le tour de la majeure partie des groupes de recherche. Nous avons suivi des chercheurs qui travaillent sur la fortification des aliments (ajouter des micronutriments dans les aliments). D’autres se concentrent sur l’amélioration de l’absorption du calcium pour stabiliser sa concentration dans les os même après la ménopause. On nous a également parlé du programme d’alimentation pour les pilotes de Solar Impulse et du centre médical qui se trouve au CRN et qui permet de faire des tests sur les consommateurs. Nous avons aussi suivi une équipe qui travaille sur les bactéries. Nous sommes allées dans les locaux où se déroulent les tests consommateurs, c’est-à-dire les pièces où des personnes lambda viennent tester les aliments et les juger.

Cette partie au CRN a été très intéressante bien que parfois c’était un peu long pour nous, car nous étions lancées dans un sujet que nous ne connaissions pas très bien. Du coup, ce n’était pas toujours facile de tout comprendre et de bien suivre tout ce qu’on nous disait. Nous avons quand même pu manipuler en laboratoire mais beaucoup moins que les jours suivants.

… pour découvrir le métier de chercheuse

Muscle de souris 14 jours après blessure

Fibre musculaire de souris régénérée après avoir été détruite par une morsure de serpent. En rose, les cellules musculaires, en blanc du tissu conjonctif (Image: Pauline Depierre et Floriane Hagon)

Nous avons passé deux jours au Nestlé Institute of Health Sciences (NIHS), à l’EPFL. Là, nous avons passé beaucoup de temps dans les laboratoires à expérimenter. Nous avons observé des cellules adipeuses au microscope. Nous avons pu préparer nous-même des coupes de muscles afin de les observer au microscope. Pour ce faire, nous avons pris un morceau de muscle de souris, qui était congelé, et nous en avons fait des tranches extrêmement fines à l’aide d’une machine. Puis nous avons coloré ces coupes dans des bains de différentes solutions et nous avons pu voir les détails des fibres musculaires grâce au microscope.

 

Jonction neuromusculaire

Jonction neuromusculaire de souris. En rouge, les nerfs (division de l'axone) et en vert, les synapses. (Image: Pauline Depierre et Floriane Hagon)

Nous avons également pu implanter des gènes dans des œufs de poissons. Cela n’a pas été du tout évident pour nous car nous n’avons pas l’habitude de travailler avec des œufs de poissons, ce qui nécessite beaucoup de précision. Et enfin, nous avons suivi un biologiste dans son travail quotidien. Il nous a montré comment faire une western blot, une technique qui permet de séparer des anticorps présents dans un échantillon.

Pendant ces deux derniers jours de stage, notre intérêt a été bien plus stimulé, parce que tous ces projets étaient liés à la thématique du diabète, qui était la même que celle de notre travail de maturité. Du coup, nous avons bien mieux compris ce qu’on nous expliquait. De plus, nous avons pu mieux approcher le métier de chercheur qu’au CRN.

Ce stage a été une très bonne expérience. Il nous a permis de voir ce que représente le travail dans une grande entreprise et surtout ce qu’est le travail de chercheur. Il nous a fait découvrir tout un aspect de Nestlé, celui de la recherche, que nous ne pensions pas si complexe. Toute la partie médicale derrière cette recherche - prises de sang et autre tests physiques et cérébraux - nous était insoupçonnée.

 

Texte: Pauline Depierre, étudiante en biologie, et Floriane Hagon, étudiante en médecine à l'Université de Lausanne, août 2015.

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