Un centre de recherches pour les défavorisés

Deux gymnasiennes de Neuchâtel se sont rendues à Rio de Janeiro en octobre 2013 dans le cadre d’un programme de vocations scientifiques, nommé PROVOC. Depuis l’Europe, nous ne voyons des favelas que la misère. Dans ce récit, Beatriz Esteves nous décrit le centre de recherches où elle et Ariadna Lemos de Oliveira ont effectué leur stage. Cette dernière relate le volet scientifique de leur séjour dans l’article «Dans les labos et les favelas de Rio».

Etudiants de la Fiocruz avec deux lycéennes suisses
Les étudiants de l’Ecole Polytechnique de Santé de la Fiocruz, avec Ariadna Lemos de Oliveira (2e depuis la gauche) et Beatriz Esteves (3e depuis la gauche), lycéennes de Neuchâtel. (Image: © Beatriz Esteves)

Un centre de recherches dans les favelas

Rio de Janeiro se trouve sur la côte est du Brésil

Le centre de recherches de la Fondation Oswaldo Cruz se trouve à Rio de Janeiro, sur la côte est du Brésil. (Image: Vacnor/Wikimedia commons, License creative commons paternité – partage à l’identique 3.0 non transposée)

Nous nous sommes envolées le 5 octobre 2013 pour le Brésil et nous avons séjourné durant un mois dans une famille d’accueil à Ipanema (quartier aisé au sud de Rio de Janeiro). Durant notre séjour, nous avons fait un stage au sein de la fondation Oswaldo Cruz (Fiocruz). Cet institut fédéral conduit principalement ses recherches sur les maladies tropicales, responsables de nombreux problèmes dans la région. La Fiocruz est implantée au nord de Rio, la région la plus défavorisée de la ville. Nous avons pu observer la différence entre les classes sociales en côtoyant des jeunes de ces deux parties de la ville, ce qui nous a profondément marquées. La visite des favelas a aussi changé notre vision du monde.

 

 

 

 

Un institut de recherches et une école polytechnique

La Fiocruz ne se situe pas là par hasard, puisque les scientifiques font de la recherche sur les maladies locales, particulièrement problématiques dans les milieux défavorisés. La Fiocruz s’est donc placée au cœur du problème. Cet institut forme un énorme campus avec plusieurs secteurs et bâtiments destinés à différents domaines. On y trouve également une école polytechnique, qui est l’équivalent de notre lycée (ndlr: appelé gymnase ou collège dans d’autres cantons suisses). En plus des cours académiques de base, les étudiants suivent aussi des cours techniques et pratiques dans le domaine de la santé. Cette école polytechnique est une grande opportunité pour les jeunes des alentours, étant donné qu’ils viennent de milieux défavorisés.

Rencontre avec des chercheurs et des étudiants

Château de la Fondation Oswaldo Cruz

Le château de la Fiocruz, qui abrite la bibliothèque et une exposition des travaux menés par les scientifiques dans cet institut de recherches à Rio de Janeiro. (Image: © Beatriz Esteves)

Le premier jour où nous sommes allées à la Fiocruz, nous avons visité un magnifique château. A l’intérieur, on trouve une bibliothèque avec de nombreux  ouvrages d’Oswaldo Cruz et des salles d’exposition où l’on peut voir les différents travaux des chercheurs de la Fiocruz. Initialement, ce château comptait différents laboratoires, mais pour des raisons de sécurité biologique, ils ne sont plus utilisés par les chercheurs aujourd’hui. Durant les jours qui ont suivi notre première visite, nous avons rencontré de nombreuses personnes, comme par exemple des élèves de l’école polytechnique, leurs professeurs et quelques chercheurs. Pendant notre stage, nous avons travaillé avec des chercheurs qui étudient la dengue et la maladie de Chagas. Nous avons assisté à des cours qui étaient destinés à des postdoctorants; nous avons eu donc de la peine à suivre. Nous avons aussi rencontré les responsables du programme PROVOC au Brésil et avons pu discuter avec eux et comparer leur programme à celui mené en Suisse.

Une expérience unique et marquante

Pendant ce séjour, nous avons beaucoup appris sur la dengue et la maladie de Chagas, leurs symptômes ou les vecteurs qui transmettent ces maladies. Ce voyage a aussi été une opportunité de découvrir un nouveau monde bien différent de notre petite routine en Suisse. Les personnes que nous avons eues la chance de rencontrer ont été très aimable avec nous. Même lorsque ces personnes possédaient très peu de moyens, leur générosité et leur gentillesse étaient inouïes!

 

Texte: Beatriz Esteves, étudiante au Lycée Jean-Piaget à Neuchâtel, décembre 2013.

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